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Composter ses biodéchets

Le compost, c’est quoi ?

C’est la transformation de déchets des biodéchets en un fertilisant naturel apprécié par les plantes du jardin. Comment ça marche ?! La réponse en images :

Les 3 règles à respecter pour réussir son compost :

  • Une bonne aération permanente

Les déchets de cuisine, de la pelouse ou du potager sont trop mous et se tassent. Mélangez-les avec la fourche à des déchets plus grossiers pour assurer l’aération permanente du compost. Remuez, décompactez et mélangez systématiquement les déchets entre eux lors de leur apport dans le composteur ou sur le tas. Entretenez cette aération permanente en remuant les apports récents de manière régulière.

A quoi ressemble du compost mûr ?

A du terreau de feuilles, noir, friable en séchant, un peu compact si humide, avec une légère odeur de terre de sous-bois. Il n’y a presque plus de petits invertébrés (vers rouges rayés…).

Mais attention, ce n’est pas :

  • du terreau de rempotage ou de semis : il est trop riche pour cela
  • du paillis : il n’empêche pas la levée des herbes indésirables.
  • De l’eau sans excès

Les déchets en cours de compostage doivent toujours rester humides sans être gorgés d’eau. Cela se sent au toucher. Il faut donc mélanger les déchets trop humides aux autres plus secs pour obtenir une bonne humidité. L’arrosage peut s’avérer nécessaire en complément, surtout lors des étés secs et chauds.

Astuce : ouvrez le couvercle du composteur lorsqu’il pleut.

  • L’équilibre carbone/azote

Les déchets de plantes jeunes, mous, humides et verts sont riches en azote nécessaire aux être vivants du sol (décomposeurs). Les déchets de plantes âgées, grossiers, secs et bruns sont riches en carbone (lignine, cellulose) qui est la source d’énergie des décomposeurs.

Le bon équilibre :

 

 

Quel compostage adopter ?

Le
compostage en tas

C’est la manière la plus simple de composter les déchets du jardin et de la cuisine, ainsi que le fumier. Elle est bien adaptée aux grands jardins (plus de 1 000 m2) disposant d’un important volume de déchets non réutilisables en paillis, mais le tas est plus vulnérable aux animaux errants, au dessèchement ou aux excès d’eau. Couvrez le tas avec une bâche pour maintenir un bon niveau d’humidité.

Le tas en hauteur

C’est le plus simple (environ 1,3 m de large et de haut). Au fur et à mesure de l’apport de déchets, on monte le tas comme dans un composteur, en veillant à alterner déchets verts et bruns. Mélangez bien avec une fourche à chaque nouvel apport et veillez au niveau d’humidité. Au bout d’un à deux mois, il est utile de retourner le tas pour l’aérer et parfaire le mélange.

Le tas allongé

Le tas (environ 1 m de large et de haut) s’allonge au fur et à mesure de l’apport de nouveaux déchets. Le compost est prélevé selon les besoins, d’abord dans la partie la plus ancienne du tas.

Le compostage en composteur individuel

Pratique avec son couvercle, esthétique, le composteur individuel s’adapte bien à l’habitat pavillonnaire et ses petits jardins. Un composteur de 400 litres suffit dans la plupart des cas.

Vous ne pourrez y déposer que de faibles quantités de déchets du jardin à la fois car il est indispensable de toujours les mélanger aux apports précédents au fur et à mesure que vous remplissez le composteur. L’essentiel des déchets verts sera valorisé par le paillage. Vous y mettrez surtout les déchets de la cuisine, les restes du potager, les plantes malades ou abîmées auxquels vous ajouterez un peu de déchets bruns pour obtenir un bon équilibre vert/brun, humide/sec, azote/carbone.

Conseils : Le broyage préalable : utile et simple, il facilite le mélange des déchets et active leur décomposition par les micro-organismes. Le tamisage du compost mûr devient inutile. Une simple tondeuse à gazon suffit pour broyer la plupart des déchets du jardin.

En hiver, gardez un peu de déchets secs (feuilles mortes, branches broyées) pour mêler aux déchets humides et azotés plus nombreux au printemps.

Le compostage collectif

Le principe de compostage est le même que dans un composteur individuel. Il permet aux habitants volontaires des immeubles dépourvus de jardin de composter les déchets de cuisine, les fleurs fanées et plantes vertes jetées.

Par souci de commodité et pour éviter tout risque de nuisances, vous éviterez d’y déposer les déchets d’origine animale (gras, viande, crustacés…) et les litières d’animaux domestiques qui sentent mauvais s’ils ne sont pas bien enfouis lors de leur dépôt dans le composteur.

Dès la mise en place du composteur collectif, il est indispensable de prévoir un stock de feuilles mortes ou de broyat de branches. Intégrez-le aux déchets de cuisine lors de chaque apport afin d’obtenir un mélange équilibré, aéré, sans mauvaises odeurs ni moucherons.

A quelle période utiliser son compost ?

En automne : L’idéal est d’adopter dans votre jardin les mêmes rythmes que ceux de la nature : épandage de compost mûr de septembre à novembre.

Au printemps : Un apport de compost très mûr peut venir en rattrapage, avant les semis (enfouissement superficiel) ou au pied des plantes.

Le lombri-compostage

C’est une autre solution pour composter les déchets de cuisine des logements sans jardin. Le lombri-composteur trouve sa place dans l’appartement (balcon, garage, cuisine…). Il peut recevoir tous les déchets de la cuisine, à l’exception des os, coquillages, restes de viandes, poissons, crustacés. Ajoutez une matière absorbante pour limiter la production de jus : papier journal coupé en lanières, cartonnettes, tourbe, sciure.

La décomposition est réalisée surtout par des petits lombrics rouges rayés (Eisenia fetida) achetés ou provenant d’un autre composteur. C’est rapide, efficace, sans odeur et ne nécessite pas de retournement.

Pour plus d'informations, téléchargez le guide pratique Mon jardin malin :

 

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