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Les Unités de Valorisation Energétique des Déchets

Les Unités de Valorisation Energétique des Déchets (UVED) sont une filière de valorisation et de traitement des ordures ménagères résiduelles.

Ces Ordures Ménagères Résiduelles (OMR) doivent être limitées au maximum à leur source, grâce au tri et à la prévention. Votre poubelle doit contenir uniquement les emballages plastiques souillés et les petits éléments recyclables inférieurs à 7cm, comme les tickets de caisse. Pour les déchets organiques, pensez au compostage !

Où vont les OMR ?

 4 unités de valorisation énergétique d'OMR fonctionnent sur le Finistère à :

  • Brest
  • Carhaix
  • Concarneau
  • Briec 

Fonctionnement de l'UVED de Briec :

UVED de Briec : des contrôles très stricts

+ d'infos : visitez le site Internet du  SIDEPAQ

Les normes liées aux rejets de l'unité sont très strictes et concernent tant les émissions dans l'atmosphère que les rejets aqueux. Les fréquences de contrôle sont élevées. Elles sont fixées par l'arrêté préfectoral du 24 juillet 2006 et font l'objet d'une surveillance par les services du Préfet. Un bilan de fonctionnement du site lui est communiqué tous les mois. L'usine se caractérise par des valeurs de rejet très en dessous des valeurs maximales autorisées.

Les rejets atmosphériques

- Une dizaine de polluants est mesurée en continu sur le site : poussières, CO, NH3, NOX... Ces mesures apparaissent en temps réel au niveau du poste de contrôle et font l'objet d'un enregistrement.

En plus de ces mesures à la cheminée, un organisme certifié indépendant vérifie tous les semestres les polluants mesurés en continu et les dioxynes, HF, cadmium, thallium, mercure et autres métaux lourds.

- Les dioxines sont suivies par des équipements qui réalisent des mesures en semi-continu : on obtient ainsi une concentration moyenne sur 4 semaines.

- Depuis 2006, un suivi environnemental est confié à un bureau d'études spécialisé, Aair Lichens . Il comprend :

  • Des mesures des concentrations en dioxines et métaux lourds dans le lichen, excellent traceur de la qualité de l'atmosphère
  • Des mesures de la concentration de dioxines dans le lait de 2 exploitations proches de l'usine pour identifier un éventuel passage des polluants dans la chaîne alimentaire. Ces mesures montrent que les valeurs obtenues sont largement en dessous des seuils réglementaires d'alerte et de retrait de la production fixés au niveau national. 

Les rejets liquides

vue de l'usine de valorisation énergétique de Briec

Les eaux usées de l'usine sont régulièrement analysées avant d'être traitées par la station d'épuration de la commune de Briec :

  • En continu sur le site, sont mesurés le débit, la température, le pH, et les matières en suspension
  • Tous les mois, sont mesurés les métaux lourds, les hydrocarbures, les AOX
  • Tous les semestres, les dioxines sont contrôlées.

Depuis 2009, un programme de travaux a été entrepris pour réutiliser dans le process d'incinération les eaux usées et permettre ainsi de recycler un maximum de volume d'eau. Ceci permettra de limiter les rejets et la consommation d'eau de ville.

Les sous-produits évacués

Deux sous-produits sont évacués par les UVED :

  • Les mâchefers  : la qualité des mâchefers est analysée tous les mois afin de vérifier que le produit peut être valorisé en sous-couche routière, sans risque pour l'environnement.
  • Les Résidus d’Épuration des Fumée d'Incinération d'Ordures Ménagères (REFIOM) : ces résidus sont analysés tous les trimestres avant d'être stockés en Installation de Stockage de Déchets Dangereux, en Mayenne, conformément à la législation.

La Commission de Suivi de Site (CSS)

La commission est constituée des responsables de l'usine, de riverains, d'élus et d'associations de l'environnement et exerce une surveillance sur le fonctionnement de l'installation. La CSS se réunit tous les ans pour un bilan, sous la responsabilité de la Préfecture.

De même, un rapport annuel du fonctionnement du site est transmis aux membres de la CSS.

La valorisation énergétique : un atout majeur

L'incinération des déchets dégage une énergie très importante. Celle-ci est doublement valorisée par :

  • La production d'électricité : ce sont, en plus de l'autoconsommation nécessaire au fonctionnement du site, 18,5 millions de kWh qui sont injectés sur le réseau, soit la consommation d'environ 6 200 maisons individuelles.
  • La production de chaleur : le réseau qui alimente les serres situées à 300 mètres de l'usine permet de répondre à la totalité des besoins en chaleur des 5 ha de plants de tomates. Ce sont ainsi environ 30 millions de kWh qui sont délivrés et qui permettent ainsi d'économiser 2 580 Tonnes Equivalent Pétrole , en comparaison à une énergie fossile.

Cycle d'une UVED

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          1. L'identification et le pesage des déchets

A son entrée sur le site, chaque camion passe sur un pont-bascule. Un badge permet d'identifier son numéro d'immatriculation, sa provenance, son tonnage, le type de déchet, le jour et l'heure. Il accède ensuite au hall de déchargement. Au passage, un portail permet aussi de détecter si des déchets radioactifs (interdits sur le site) sont contenus dans les camions.

2. La fosse de réception et de préparation

Les déchets sont composés des ordures ménagères résiduelles, des déchets industriels non dangereux, des refus de tri et des encombrants de déchèteries. Ils sont déversés dans une fosse de 2 000m3. Commandé en cabine, un grappin les mélange pour obtenir un combustible homogène.

3. L'alimentation des fours et l'incinération

Le grappin dépose régulièrement les déchets dans les trémies d'alimentation des deux fours. Pour assurer une bonne combustion, de l'air est injecté dans le four. La température atteint alors 1 000°C dans la chambre de combustion. L'ajout d'urée liquide permet d'améliorer la qualité des rejets en traitant les oxydes d'azote. Ce qui ne brûle pas, les mâchefers, sont extraits en partie basse avec les ferrailles.

L'usine reçoit également les boues de la station d'épuration de Quimper Communauté. Elles sont déposées dans un silo puis reprises par des pompes hydrauliques et acheminées jusqu'aux fours. Là, elles passent à travers une buse et sont pulvérisées sur les déchets en train de brûler.

4. Le traitement d'épuration des fumées

A la sortie des fours, les fumées traversent les chaudières et pénètrent dans deux grandes tours, dans lesquelles on injecte de l'eau pour abaisser leur température (230°C à 195°C). Des réactifs (chaux et charbon actif) sont introduits pour neutraliser les polluants acides, les métaux lourds et les dioxines. Enfin, les fumées pénètrent dans un filtre à manches qui permet de capter les poussières et les éléments neutralisés. Le couple polluant-réactif ainsi formé constitue les REFIOM, qui sont récupérés en bas des filtres à manches.

5. Les sous-produits évacués

Les ferrailles sont séparées des mâchefers et envoyées dans une usine de recyclage. Les mâchefers (18% du tonnage incinéré) sont récupérés par une société extérieure ; après maturation, ils seront valorisés en sous-couche routière. Les REFIOM (3% du tonnage incinéré), polluants toxiques, sont évacués vers une installation de stockage de déchets dangereux (ISDD), où ils seront traités conformément à la réglementation.

5. Les cheminées

Les fumées épurées s'évacuent dans l’atmosphère par deux cheminées métalliques de 43 mètres de hauteur. A la sortie du filtre et avant évacuation, des piquages permettent de récupérer en continu des échantillons de gaz qui sont automatiquement analysés.

5. La valorisation énergétique

L'électricité : Les fumées issues de la combustion circulent dans une chaudière et chauffent des tubes d'eau contenus dans les chaudières positionnées au-dessus des fours. La vapeur ainsi créée alimente un turbo-alternateur qui produit de l'électricité.

La chaleur : A la sortie de la turbine, le mélange eau-vapeur qui contient encore des calories est dirigé vers un hydrocondenseur. Cet équipement permet de récupérer la chaleur résiduelle et ainsi de fournir de l'eau chaude à un réseau qui alimente des serres de tomates situées à proximité. Leur consommation avoisine les 30 millions de kWh. L'énergie libérée pour chauffer les serres permet son refroidissement et le retour à l'état liquide de l'eau. Celle-ci est ainsi entièrement recyclée pour fabriquer à nouveau de la vapeur dans les chaudières. Si les serres ne consomment pas suffisamment de chaleur, le refroidissement est réalisé par de l'air grâce à des aérocondenseurs.

Source : SIDEPAQ, Une seconde vie pour nos déchets.

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