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L'Unité de Valorisation Biologique de Lézinadou

Quelques chiffres-clés :

  • Investissement : 8,5 millions €
  • Emplois directs : 11 personnes
  • Capacité de traitement : 18 000 t d'ordures ménagères / 10 000 t de végétaux / 3 700 t de boues de station d'épuration
  • Productions : 3 650 t de compost issu de boues / 7 080 t de compost issu des ordures ménagères
  • Process : 19 tunnels de fermentation / 7 000 m2 de bâtiments / 2 chargeurs / 1 broyeur / 1 aire de lavage...

Retour sur l'histoire

Le centre de valorisation biologique de Lézinadou a vu le jour en 1983. Depuis, il n'a cessé de s'adapter aux évolutions du contexte réglementaire.

En 2006, il se dote d'une unité de valorisation biologique des boues de station d'épuration. Ce choix s'inscrit dans la logique du "retour au sol". Ces boues, riches en matières organiques sont transformées en fertilisant pour les sols.

En 2009, des travaux de modernisation sont entrepris pour répondre aux nouvelles exigences réglementaires relatives à la protection de l'environnement ( arrêté de 2008 ).

En 2011, le centre achève son adaptation à la réglementation. Il s'équipe d'un dispositif complet de traitement de l'air et de gestion des eaux (réutilisation des eaux de toitures, de voiries...). Les travaux ont duré 12 mois. Aujourd'hui, le centre de valorisation biologique de Lézinadou cumule les meilleures solutions techniques disponibles pour traiter les odeurs, maîtriser sa consommation d'eau et produire des composts de qualité, entièrement conformes aux normes.

Itinéraire du compostage

Les ordures ménagères résiduelles sont apportées directement par les camions de collecte. Chaque chargement fait l'objet de contrôles dont une détection de radioactivité. Les chargements conformes sont autorisés à être déversés dans la fosse de stockage du centre.

Les déchets sont ensuite introduits dans un bioréacteur. Ils passent 3 jours en moyenne dans ce tube rotatif de 40 mètres de long. La matière organique est pré-fermentée par des bactéries qui prolifèrent dans un environnement idéal (chaleur, humidité, oxygène...). En sortie, la fraction fermentescible des ordures ménagères résiduelles est transformée en une matière brune et homogène, désormais facile à séparer des déchets non biodégradables.

La fin du BRS (bio réacteur stabilisateur) comporte un trommel. Ce tamis rotatif est parsemé de trous trop petits pour laisser passer les déchets encombrants. Ils sont ainsi extraits définitivement et ne gêneront plus les tris à venir. La matière organique est encore mélangée avec des objets indésirables. Elle part vers la chaîne d'affinage pour les extraire. Première étape : l'overband magnétique.

L'overband magnétique. La matière organique défile sous cet aimant rotatif qui attire les objets métalliques. Ils seront recyclés.

La matière organique subit ensuite deux tris pour retirer les petits déchets indésirables. Un crible vibrant éjecte les refus légers (essentiellement des plastiques). Un double tri balistique à rebond extrait les petits cailloux et morceaux de verre. Ce sont les refus lourds.

Les végétaux des déchèteries sont broyés puis mélangés à la matière organique des ordures ménagères résiduelles et aux boues de stations d'épuration. Ces végétaux structurent le mélange et apportent la fraction carbonée nécessaire à une bonne dégradation. L'air et l'oxygène indispensable au développement des bactéries circuleront mieux pendant la phase de fermentation en tunnels.

Les refus légers extraits de la matière organique constituent un excellent combustible. Ils sont en grande partie incinérés pour produire de l'électricité et de la vapeur, sur des unités d'incinération du département.

Les boues de station d'épuration. Une fois mélangées au broyat de végétaux, elles empruntent un chemin similaire à la matière organique des ordures ménagères : tunnels de fermentation ventilés et fermés, maturation à l'intérieur d'un bâtiment, puis valorisation en agriculture. Le compost produit est conforme à la réglementation (norme NFU 44 095).

La matière organique, mélangée aux végétaux, est fermentée dans des tunnels hermétiques pour piéger les odeurs et pour pouvoir apporter aux bactéries des conditions de température, d'aération et d'humidité parfaites. Ces trois paramètres sont surveillés en continu. On insuffle de l'air au coeur des andains et on pulvérise de l'eau à l'intérieur des tunnels. L'action des bactéries dégage une chaleur de plus de 55°C qui détruit tous les éléments pathogènes et les graines. La matière organique séjourne dans ces tunnels au moins 5 semaines. Lorsqu'elle en sort, elle est devenue du compost.

Le compost est criblé pour retirer les derniers indésirables et obtenir une granulométrie fine et homogène.

 

La maturation, à l'air libre. Au cours de cette phase, d'autres micro-organismes (champignons...) entrent en scène pour parfaire la décomposition de la matière organique. Au bout de 3 mois, un échantillon est analysé. La qualité étant conforme à la réglementation (la norme NF U44051), le compost peut prendre la clé des champs.

Le retour au sol. Le compost est revendu à des maraîchers ou à des bulbiculteurs situés tous à moins de 15 kilomètres. Il est mélangé à la terre qu'il nourrit pour qu'elle donne à nouveau des tulipes ou des légumes qui, une fois fanées et épluchées, se retrouveront nez à nez avec un bout de pain rassi, dans un "camion poubelle"... Mais vous connaissez la suite.

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