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Observation du coût du service public de gestion des déchets

Depuis 5 ans, le SYMEED29 analyse les coûts du service public de gestion des déchets sur le département du Finistère afin de mettre en perspective les fluctuations de 2009 à 2013.

Après une stagnation jusqu’en 2012, le coût moyen 2013 a augmenté de 3.7 % malgré la stabilisation ou la diminution des coûts de trois de nos collectivités passant de 89 à 92.5 €/hab. Pour autant, il est nettement inférieur au référentiel national. Pour l’année 2012, nous nous situons, en effet, à 6€ de moins par habitant (89 € contre 95 €/hab) et ce malgré un tonnage plus élevé et la valorisation des ordures ménagères.

Coûts de gestion des déchets en 2013, une augmentation à tempérer

 Depuis 5 ans, le SYMEED29 analyse les coûts du service public de gestion des déchets sur le département du Finistère afin de mettre en perspective les fluctuations de 2009 à 2013.

 Après une stagnation jusqu’en 2012, le coût moyen a augmenté de 3.7 % malgré la stabilisation ou la diminution des coûts de trois de nos collectivités. Pour autant, il est nettement inférieur au référentiel national. Nous nous sitiuons, en effet, à 6€ de moins par habitant et ce malgré un tonnage plus élevé et la valorisation des ordures ménagères.

 Un coût par habitant inférieur à la moyenne des Français.

 Entre 2008 et 2012, le coût moyen de gestion des déchets à la charge des finistériens est resté stable, malgré une augmentation en 2010, où il atteint 89 € par habitant. Une évolution strictement différente de celle observée à l’échelle de la France (95 € par habitant en moyenne).

Cette différence significative s’explique d’une part par des coûts plus faibles supportés sur la collecte sélective des emballages et du papier (recyclables secs), malgré des tonnages sensiblement supérieurs. D’autre part, par l’absence de services supplémentaires proposés aux usagers comme la collecte d’encombrants ou de déchets verts au porte à porte.

 C’est en 2013 que le coût moyen finistérien a davantage augmenté : +3.5 € par habitant, une hausse inhérente aux recyclables secs et déchèteries.

 Le coût des déchèteries est le seul poste finistérien supérieur au coût national en raison d’un tonnage collecté deux fois plus important et d’un réseau plus dense.

 Quelle répartition pour le coût de gestion des déchets en 2013 ?

 Trois postes se partagent à eux seuls plus de 60 % des charges totales par habitant :

La collecte (24.5 €/hab) et le traitement des ordures ménagères (29 €/hab) ainsi que le traitement en déchèterie (21 €/hab).  En effet, l’importance des tonnages collectés et la faiblesse des produits (recettes) rendent la gestion des ordures ménagères et des déchèteries plus coûteuses.

 A l’inverse, le coût de gestion des recyclables secs et du verre est faible car les produits permettent de couvrir respectivement 62 et 58% des dépenses. Certaines collectivités finistériennes parviennent même à couvrir l’intégralité de leurs charges sur ces deux flux, notamment grâce à une collecte en apport volontaire.

 En moyenne, 24 % des charges sont couvertes par les produits soit :

  • 14 € par habitant par les soutiens des éco-organismes
  • 13.6 € par habitant par les ventes de matériaux
  • 2.5 € par habitant par les aides d’organismes publics   

  Quels leviers pour maitriser les coûts ?

 Le coût de gestion des déchets dépend du service proposé, des tonnages collectés et des filières de traitement choisies. L’objectif des collectivités est donc de rechercher un équilibre entre les différents services et leurs coûts associés.

 Pour ce faire quatre leviers ont été identifiés pour maitriser ces coûts :

 1.      Accompagner les usagers dans leur gestion quotidienne des déchets par la sensibilisation  : en effet, des déchets non produits représentent naturellement une économie sur les dépenses de traitement. De la même manière, valoriser des déchets est synonyme d’économie.

 

 2.      Optimiser les collectes : le choix du mode de collecte influe sur les charges répercutées sur les habitants. Une collecte en apport volontaire sera plus économique qu’une collecte en porte à porte. La fréquence des collectes ainsi que le type de camion utilisé ont également un impact sur les charges.

 

  3.      Optimiser les unités de traitement : une utilisation optimale des unités actuelles et une amélioration de leurs performances représentent une économie non-négligeable. Par la même, la limitation des transports hors du territoire départemental et une réflexion sur les besoins futurs aurait des effets positifs sur les coûts.

 

  4.      Optimiser le financement du service public de gestion des déchets : varier les modes de fiscalité en fonction des objectifs recherchés ou répartir le financement entre les différents producteurs (citoyens, professionnels et organismes publics) permettrait à terme de réduire les coûts de gestion.

 

 

Parmi nos collectivités, l’une d’elles a obtenu des résultats probants en réduisant la fréquence des collectes des ordures ménagères, baissant par la même ses coûts de gestion, deux autres les ont stabilisés en s’appuyant sur les leviers énoncés ci-dessus.

 La synthèse et le rapport complet en téléchargement ici

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